Coopérative
Lorsque l’ingénieur Fritz Eckinger et l’homme politique Stefan Gschwind se rencontrent en 1897, l’un persuadé que la fée électricité changera la vie des gens, l’autre convaincu que la coopérative, comme organisation du capital, permet de mieux défendre l’intérêt d’un plus grand nombre, Elektra Birseck voit le jour. Une mise en commun classique de l’idée et du capital mais avant tout, une forte dose de convictions et une vigoureuse capacité à transformer les concepts en réalité. Stefan Gschwind s’en allait créer en 1892 une nouvelle coopérative dans le domaine de la distribution, entreprise qui est devenue aujourd’hui Coop Bâle. Elektra Birseck raccordera les premières communes alsaciennes en 1906 alors que l’Alsace était allemande, elle continuera à alimenter ces communes pendant les deux Guerres au prix d’une détermination exemplaire et de l’engagement personnel de certains de ces employés. Après la Libération, l’électricité fut nationalisée en 1946 dans l’hexagone pour donner naissance au «champion national» qu’est devenu Electricité de France. Rien ne changea pourtant pour EBM. La durée et la continuité de l’engagement, des tarifs compétitifs et des redevances de concessions avantageuses, parlaient déjà pour elle. Le service public avant l’heure, des valeurs fortes, à l’épreuve du temps. Le SIDEL (Syndicat intercommunal d’électricité) et la ville de Saint-Louis ont renouvelé leur confiance à Elektra Birseck en 1993 et ce pour une durée de trente ans. Une formidable marque de réciprocité. La coopérative comptait plus de 48’800 adhérents à la fin de l’exercice 2005.